L'artiste ^^

Expositions Personnelles :

Galerie L'atelier de la poissonnerie, Chateauroux
Galerie Yvert, Amiens
Galerie de la frenchtech, Amiens

Les Orfèvres, carte blanche 1 an en 3 saisons, Amiens
Salons d'honneur de l'hippodrome d'Amiens
Lobby, restaurant et bar du Novotel Amiens
Le Café, Amiens
Divinita, Amiens

Expositions collectives :

Galerie Anthony Huyn, Amiens
Galerie de l'AAC, Amiens
Galerie Yvert, Amiens
Galerie éphémère, OOkad, Amiens
Galerie des amis des arts de la somme, en ligne, Amiens
Marché de noël, Amiens

 

Salons :

​Carre des créateurs, Colombes, France

 

Affiches, dessins et illustrations :

​Couverture du livre " Changement organisationnel", B.Zittel and co., Autoproduit

En permanence :

Galerie Yvert, Amiens
Mon atelier à Amiens

Biographie

Qui je suis ? pour la partie "visible "

 

né en 1968 à Châteauroux,

Artiste depuis 2018.
Formation classique, 1 an de dessin au trait aux USA.
Ancien chef d'entreprise, ergonome, depuis 1994, j'ai créé 2 entreprises et participé à 4 (dont une startup). J'observe et j'essaie de comprendre le métier des autres et le climat depuis 24 ans.

Enfance à Chateauroux, puis Brive la Gaillarde, Angers et Lyon, 23 ans à Grenoble,
et depuis 2018 Amiens, France.

photo id

Inspiration et ligne créative

Dans mes créations, la ligne est extrêmement présente, ainsi que le noir. Les murs et variations de Pierre Soulages m'ont beaucoup marqué, ainsi que les lignes de Victor Vasarely et les jeux géométriques qui s'imposaient à nous sur tous les affichages au moment de la sortie d'Oxygène (JM.Jarre).
Vassily Kandinsky et Joan Miro' sont mes portes voix pour le traitement de la ligne, les suivre et leur échapper pour aller faire péter les couleurs à la façon de Jean Michel Basquiat ou de François Glineur est un peu mon pari fou.

Je n'ai jamais vraiment cru en l'intelligence humaine et Picasso, particulièrement Guernica, illustre pour moi notre violence et notre incapacité à produire collectivement du bon. Le 5ème élement de Luc Besson résonne en moi, et les artistes sont comme ces gardiens du temple, solitaires et incompris dans ce monde voué à l'extinction.

Le climat et la violence de la bataille à venir me préoccupent énormément et m'habitent, me hantent. Ils se font écho dans le rock et le heavy métal qui m'ont longtemps accompagné et qui me parlent tout autant que Billie Eilish, Dub Inc, Depeche Mode ou plus récemment Debussy. Sur ces rebonds musicaux musclés, je me vois parcourir les arbres de Giuseppe Penone, explosés à la façon de Francis Bacon et calcinés par le feu des sécheresses.

J'aime l'intense, le mouvement et la pulsation. Je vis comme ça je crois.

Démarche artistique ?

Ma vibration c'est le présent, mais ce présent est marqué de façon indélébile de la trace de l'histoire humaine, des mythes, des rumeurs, des vibrations. J'ai l'impression d'être un buvard à sensations, les miennes, celles des autres, celles du monde qui nous entoure.

Devant la feuille blanche, ce sont les lignes les plus dures, les plus épaisses qui viennent à moi en premier. Elles s'imposent, elles se construisent en un entrelacs qui annonce les êtres ou les formes qui vont peupler mes toiles, mes dessins. Je ne prémédite pas. Je trace comme en 'écriture automatique'. C'est l'histoire de ma vie qui se fait jour, et celle des siècles passés.

Puis j'observe, je ressens, j'attends, je laisse reposer. Le canevas tracé me "parle" et je le remplis par petites touches, par alignements successifs, par couleurs. Pour finalement aboutir à quelque chose qui me surprend toujours. Ce processus peut durer quelques minutes, plusieurs jours, plusieurs semaines.

Je ne sais pas où tout ça est stocké, je ne sais pas comment ça vient, c'est là, sur le papier. Déversement d'un imaginaire construit sur 30 ans, instantané qui filtre les sensations du monde actuel ? Je ne sais, ni ne veux savoir.

Et puis, à un moment, le nom du tableau s'impose, en français, en anglais, allemand ou espagnol, voire même en italien. C'est à cet instant là que tout prend sens, que les kilomètres de traits parcourus disent pourquoi ils m'ont amené à cette composition, pourquoi les méandres de mes pensées ont amené les élements du tableau.

J'aime cette résonance magique entre les mots et les dessins. C'est comme si une bulle de savon explosait lorsque je trouve le nom qui appartient au dessin. Il vole, éclate et vient s'éparpiller sur la toile pour lui donner son sens.

 

J'adore

Créer

préparer l'expo

La création est finalement quelque chose que j'ai très longtemps sous-estimée. Evidemment, j'ai toujours gribouillé, sur mes pages de cahiers, mes feuilles de classeurs, mes trousses, ... en révant, en téléphonant, sur des blocs de post-it ....

et puis, professionnellement, j'illustrais souvent mes propos de croquis faits à la va-vite sur un coin de table, un tableau, une feuille, je ne sais pas parler sans dessiner... et je parle beaucoup ;)

Le premier tournant s'est fait grâce à Pierre Morize, dans le  groupe GERME Touch où il fallait dessiner une affiche pour le groupe, puis plus tard lors d'une session de réfléxion personnelle avec Anouchka. c'est l'écriture qui avait "poppé" à la surface avec ce coté étincellant, et puis plein d'autres choses issues de la gentillesse et de la sincérité partagée de mes compagnons de route dans ce groupe (6 ans) qui ont laissé la petite voix se dire "et si ?"

Le deuxième tournant, je le dois à Catherine, ma voisine adorée, qui lisait mes créations écrites sur mon compte facebook, et qui un soir de la fête des voisins m'a dit "à la prochaine session de mon club de lecture, je propose tes textes, tu me les mets en un seul livret ? c'est mercredi prochain". J'avais alors concaténé mes textes des 5 dernières années pour en faire un recueil de nouvelles qui m'avait montré que la voix est ouverte à qui souhaite marcher. 

Le troisième, c'est ma compagne qui un jour m'a regardé bizarrement et m'a offert un paquet de feutres et un carnet de croquis en me disant quelque chose du genre "et si tu dessinais pour de vrai ?" avec un sourire à tomber par terre. C'était entre novembre 2017 et février 2018. Depuis le monstre est lâché, l'orée de la forêt dépassée et les rayons du soleil me chauffent le visage de bonheur.

Merci à vous tous. Infiniment